30.04.2009
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Chabal, les raisons d'un retour
A 31 ans, Sébastien Chabal a choisi de revenir en France dans la capitale. Trois jours après que le Racing a assuré sa remontée dans l'élite la saison prochaine, son transfert pour trois ans au sein du club parisien a été officialisé mercredi en même temps que celui de son complice et capitaine des Bleus, Lionel Nallet. Dans Le Parisien, Chabal explique pourquoi il a choisi le Racing.
Chabal l'avoue: ''Le challenge du Racing est excitant". (Maxppp) Avocats Droit du Sport
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Sa photo en compagnie de Lionel Nallet, revêtus du maillot du Racing, barre la une du quotidien parisien. Sébastien Chabal a retrouvé le ciel de Bourgoin, pas le grenat, remplacé par le blanc du club parisien. Cette fois, c'est certain, « Seabass » est bel et bien de retour en France après cinq saisons passées sous le maillot du club anglais de Sale. A 31 ans, lui qui avait un temps évoqué l'importance de sa tranquillité et de sa qualité de vie dans sa réflexion quant à son avenir, a choisi de poser ses valises dans la capitale. Trois jours après la victoire (33-12) des Racingmen face à Bordeaux-Bègles, plus rien ne s'opposait à l'officialisation de son transfert pour les trois prochaines saisons, en même temps que celui de son compère des débuts berjalliens, Lionel Nallet.
Des retrouvailles qui tombent bien, mais qui à l'en croire, n'ont en rien conditionné sa signature: Je serais venu même si Lionel n'avait pas signé. Maintenant, nous sommes tous les deux, c'est encore mieux. Nous avons commencé ensemble à Bourgoin (en 1998), nous avons continué avec le XV de France. On s'entend très bien mais nous avons chacun notre destin entre nos mains. Ça aurait pu se faire l'un sans l'autre. Car Chabal, dont on dit qu'il serait rémunéré à hauteur de un million d'euros par an, ne cache pas avoir été emballé par le projet de ce Racing sur le retour: "J'ai rencontré Jacky Lorenzetti (le président du Racing-Métro 92, ndlr) et Pierre Berbizier (l'entraîneur), qui m'ont présenté le projet du Racing. C'était clair, simple, sans artifice. Le challenge du Racing est excitant. Partir du bas de l'échelle pour arriver tout en haut. C'est un club qui a sa place dans l'élite du rugby français. Il a une vraie histoire."
Chabal: "Je veux me mettre au diapason, comme un bon ouvrier"
Une histoire où Chabal a donc estimé avoir sa place, même si jouer à Paris ne semble pas susciter chez lui de sentiment particulier: "J'ai signé pour un club, pas pour une ville. " (...) "Ça fait du bien de changer d'horizon. C'est une motivation supplémentaire. Je ne vois pas pourquoi il y aurait des risques. J'ai tout à gagner. Je suis en fin de carrière et je veux aller jusqu'à la Coupe du monde 2011." Une ambition qu'il s'estime à même d'atteindre dans ce contexte d'un club promu, mais pas comme les autres, sous les ordres d'un Pierre Berbizier, qu'il reconnaît comme "une autorité connue dans le rugby. Je l'ai rencontré quelquefois. J'ai pris un peu la température, demandé autour de moi. Toutes les réponses étaient les mêmes. Pierre est sérieux et compétent." Ce dernier le voit-il en deuxième ou en troisième ligne ? "Nous n'en avons pas parlé. Mais ça m'est égal. Que ce soit en troisième ligne centre ou en deuxième ligne, tout me va."
Chabal au Racing, c'est aussi un formidable vecteur de communication pour le club parisien, même si l'intéressé entend avant tout se fondre dans un collectif et dans un club, une intégration qu'il aspire à ne pas voir brouillée par son statut d'icône internationale: "Pour moi, ce
n'est p a s i m p o rtant du tout. Seul le côté sportif m'intéresse. (...) Je ne viens pas dans un club pour faire des discours. Je veux me mettre au diapason, comme un bon ouvrier."
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